L‘Agglo paloise rassemble donc 31 communes autour de la cité royale, pour un total de près de 170.000 habitants, loin derrière la Communauté Pays Basque voisine avec ses 320.000 habitants.
La collectivité béarnaise gère un budget de près de 190 millions d’euros, mais surtout elle exerce par moins de 51 compétences pour le compte des 31 communes : autant de pouvoirs transférés vers cette imposante administration. Il faut aussi rajouter la main mise sur de nombreux organismes comme l’Aéroport Pau Pyrénées et le réseau de transports en commun Idélis.
Le pouvoir va changer de main dans la foulée des élections municipales, avec le basculement de Pau. Sur les 85 conseillers communautaires, 37 (43%) seront désignés par la capitale du Béarn. Avec seulement 3 autres villes, la gauche détiendra la majorité : Billère désignera 6 conseillers, Lescar 4 et Idron 2.
Dans les prochains jours, Jérôme Marbot deviendra le nouveau président de la Communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées, succédant à François Bayrou. Le Conseil élira 15 nouveaux vice-présidents. Toutes les compétences seront ainsi redistribuées.
51 compétences pour l’Agglo…
En reprenant la liste des compétences transférées au niveau de l’agglomération, on mesure à quel point les maires ont été progressivement dépossédés d’une grande partie de leurs pouvoirs. On comprend également à quel point cette collectivité intercommunale est devenue une organisation tentaculaire, avec le risque de faire perdre à l’ensemble la proximité indispensable avec les habitants. Le dialogue avec les maires est capital.
L’Agglo paloise assure ainsi 28 compétences obligatoires : eau et assainissement ; environnement et cadre de vie (dont gestion des déchets) ; politique de la ville et prévention de la délinquance (dont contrat de ville et quartiers prioritaires) ; développement et aménagement économique (dont zones d'activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire, politique locale du commerce) ; développement touristique (dont offices de tourisme) ; aménagement de l'espace communautaire (dont schéma de cohérence territoriale et ZAC) ; autorité organisatrice de la mobilité (organisation de la mobilité, transport scolaire, organisation des transports non-urbains) ; transports et voirie (plan de mobilité) ; logement et habitat (programme local de l’habitat, logement social, Opah) ; accueil des gens du voyage.
À cela, il faut rajouter 23 compétences dites facultatives : production, réseaux et distribution d'énergie (dont réseau de chaleur) ; environnement et cadre de vie (nuisance sonore et pollution de l’air) ; sanitaire et social (dont petite enfance et crèches) ; aménagement de l’espace (dont plan local d’urbanisme, réserves foncières) ; transport et voirie (dont exploitation de l’aéroport, voirie communale, signalisation, aires de stationnement) ; logement et habitat (dont réhabilitation, aides à la pierre).
Sont également concernés le développement et l’aménagement éducatif, sportif et culturel : équipements ; soutien aux établissements d'enseignement supérieur et de recherche ; soutien aux activités éducatives, culturelles ou socioculturelles (dont cinéma Le Méliès, manifestations, rencontres, expositions, festivals, Orchestre de Pau Pays de Béarn) ; soutien aux activités sportives (grands clubs comme la Section Paloise, l’Elan Béarnais, le Pau FC, le Billère Hand, le Tour de France, le Grand Prix automobile…).
Il faut rajouter : la gestion du Parc des expositions ; le financement Service départemental d’incendier et de secours ; les réseaux et services locaux de communications électroniques d'initiative publique ; les activités d'eaux vives ; les sentiers de randonnées communautaires à valeur touristique ; le soutien financier aux activités de congrès et aux manifestations et événements générant des retombées économiques et touristiques ; les actions pour la mise en place de structures d'accueil et d'hébergement (gîtes ruraux, chambres d’hôtes).
Parallèlement, la nouvelle majorité va prendre la main sur de nombreux organismes, notamment : le Pôle métropolitain Pays de Béarn, le Syndicat mixte du Grand Pau, le Syndicat mixte de l’aéroport Pau-Pyrénées, le Syndicat mixte La Fibre 64 ; Valor syndicat pour le traitement des déchets ménagers, le Syndicat mixte du bassin du gave de Pau. Elle pilotera aussi le réseau Idélis, exploité par la Société des transports de l’agglomération paloise (STAP), sous l’égide du Syndicat mixte Pau Béarn-Pyrénées mobilités.
Bien entendu, la liste de ces compétences n’est pas exhaustive. Bien entendu, la nouvelle majorité paloise, soit au travers de la Ville, soit via l’Agglo, pèsera fortement sur de nombreuses autres activités.
Les 31 communes de la Communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées
Pau (80.400 habitants), Billère (14.384), Lons (13.606), Lescar (9.455), Jurançon (7.040), Gan (5.676), Idron (5.340), Bizanos (4.592), Gelos (3.637), Artiguelouve (2.045), Poey-de-Lescar (1.876), Mazères-Lezons (1.845), Denguin (1.765), Ousse (1.672), Uzein (1.326), Lée (1.271), Arbus (1.226), Sendets (1.167), Artigueloutan (1.105), Laroin (1.030), Bosdarros (962), Meillon (957), Bougarber (889), Aressy (881), Rontignon (875), Uzos (874), Aussevielle (864), Siros (848), Saint Faust (738), Aubertin (671), Beyrie-en-Béarn (197).






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